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Psychogénéalogie et loyauté familiale

Temps de lecture estimé: 13 minutes

Le développement personnel et la psychologie sont des gros mots pour certains.

Le sujet est pourtant (très) vaste! Le développement personnel c’est pour moi une manière de progresser, à son rythme, dans différents domaines.
Je considère ça comme une sorte d’autoformation. Ça peut très bien être ton domaine de prédilection pour gagner en expertise.
Par exemple, si tu es:

  • Développeur et que tu te formes sur le dernier langage à la mode
  • Coach sportif et que tu te renseignes sur la dernière méthode d’entrainement
  • Dans le marketing et que tu te formes sur le copywriting

Et bien tu te développes personnellement. C’est du développement personnel sur un sujet (très) spécifique.

De mon côté, j’essaie de garder une grande ouverture d’esprit et d’éveiller ma curiosité au travers de sujets diverses.

Je m’intéresse peut être à beaucoup trop de sujets. La programmation, plus globalement les nouvelles technologies, la photo, la nutrition, le fitness, la communication, l’entrepreneuriat, le marketing, la vente et la psychologie (humaine/sociale et individuelle) entre autres.

L’humain est au cœur de beaucoup de domaines que je viens de citer. Sur le plan physique et physiologique d’abord pour la nutrition et le sport, mais aussi sur le plan psychologique:

  • Notre nutrition joue sur notre énergie, notre bien-être et notre humeur
  • L’effort d’un sportif, son énergie et le goût du dépassement sont fortement liés à son mental, à son état psychologique
  • La photo artistique (différent du photoreportage descriptif) a pour but de décrocher une émotion chez nous
  • L’entrepreneur doit affronter des montagnes russes!! Il doit bien se connaitre. Il doit aussi connaitre ses collaborateurs. Il doit savoir communiquer avec les autres (collaborateurs, clients, fournisseurs… ). Il doit savoir vendre et marketer son produit,  sa vision, et se vendre lui-même
  • La communication interpersonnelle est purement liée à la psychologie des uns et des autres
  • Le marketing et la vente cherchent à comprendre, à persuader, puis à convaincre un prospect pour déclencher  l’achat ou l’action

Bref ! La psychologie me passionne.

Dans la psychologie, je distingue :

  • La psychologie humaine / sociale. J’entends la psychologie de masse. Celle qui définit l’humain. Celle qui est « mécanique », qui provient de nombreuses années d’évolution. Celle qui peut être liée aux rapports sociaux ou à notre programmation génétique. Celle qui est parfois le résultat chimique d’un cocktail d’hormones et qui nous pousse à agir comme le mammifère social que nous sommes.
  • La psychologie individuelle. C’est la couche d’histoire personnelle propre à chacun, parfois heureuse, parfois malheureuse. Elle vient s’ajouter par-dessus tout ces « mécanismes humains ».

C’est très intéressant de comprendre cette psychologie humaine « mécanique » et personnelle chez les autres. Et si comme moi (l’homme faillible et imparfait que je suis, ce qui est parfois dur à accepter), tu te remets souvent en question, c’est aussi intéressant de faire l’exercice sur soi.

  • Quels sont tes propres mécanismes?
  • Comment ils se sont mis en place?
  • Sont-ils bénéfiques?
  • Est-ce qu’ils font sens?
  • Est-ce que ça fait écho à mon histoire personnelle?
  • Sont-ils toujours nécessaires?

Dans ce sens, j’ai fini il y a quelques semaines un livre écrit par Anne Ancelin Schützenberger, psychologue, qui porte sur la Psychogénéalogie:
Psychogénéalogie – guérir les blessures familiales et se retrouver soi 

Ou: comment peut on, au travers des générations, consciemment ou inconsciemment, reproduire des situations parfois jamais exprimées oralement et remontant à plusieurs générations en arrière.

Dans le meilleur des cas, ce sont des situations et événements heureux. Plutôt bon à reproduire donc!!

Mais malheureusement, ça peut au contraire être la reproduction de tragédies familiales. Ou porter les fardeaux des erreurs, les souffrances, plaies et « fautes » non résolues du passé DES AUTRES.

Au travers de cet article je voulais partager les passages qui m’ont marqués, qui font écho parfois à des situations vécues (bien dans le mille même parfois) ou remarquées chez d’autres.

Bien sûr, je t’invite à lire le livre, qui rentre plus dans les détails que ce que je vais dire. Il est en plus est assez court et se lit sans bagage théorique psychologique. D’autant plus que tout comme chacun à sa propre histoire familiale, chacun aura sa façon de guérir ces dites blessures familiales. Ce livre résonnera donc de manière différente pour chacun et chacun devra faire son propre travail sur soi au travers d’une véritable introspection.

Les loyautés familiales invisibles

Globalement, tout le livre repose sur ce principe.

L’homme est un animal social qui vit en meute. Il est important pour un individu de se fondre dans la masse, de faire comme tout le monde et de ne pas se faire rejeter de la tribu (puisque dans la nature, seul, sans provisions et sans abris pour se protéger des dangers extérieurs, ça signifie la mort). Ce principe perdure dans la société et surtout au sein de la famille. Il ne faudrait pas être le vilain petit canard de la famille (il y a des exceptions et j’y reviens ci-dessous). Quelque chose en nous nous pousse à défendre notre famille et son mode de vie et de pensée et à reproduire son comportement.

C’est la loyauté familiale. Le plus souvent inconsciente donc loyauté familiale invisible.

Faire l’inverse, être le vilain petit canard, peut éventuellement aussi être une forme de « loyauté » familiale . Mais dans l’opposition cette fois-ci. Ce n’est pas être libéré de ses parents, mais être lié à eux par l’opposition.

Donc la loyauté familiale, ça peut par exemple être:

  • faire comme son arrière-grand-père qui était maçon qui a lui-même fait comme son père, maçon, etc etc 
  • s’affranchir de la tradition familiale d’être médecin de père en fils et devenir artiste
  • faire faillite et être à la rue comme l’arrière arrière grand-père bizarrement comme cette vieille histoire qu’on a cru comprendre un jour à un diner de famille où la tante en parlait

La mémoire du corps

Bien plus loin que les comportements, cette loyauté familiale peut aller jusqu’à s’inscrire physiquement avec la reproduction de maux similaires à un parent proche ou éloigné. C’est la théorie de la mémoire du corps.

D’après l’expérience et les recherches de l’autrice, de nombreux patients, ayant dans leurs arbres généalogiques des victimes gazées lors de la Première Guerre mondiale, se retrouvaient à développer des toux chroniques, de l’asthme. Au travers de leur travail sur eux et de la recherche sur leurs ancêtres, certains de ces patients guérissent de leurs symptômes après avoir conscientisé leur histoire et celle de leur famille.

Le livre apporte d’autres exemples dont une patiente (travaillant dans un château) atteinte de migraines chroniques (à la tête donc). En creusant son histoire et celle du château, elle découvre au fil de ses hypothèses et vérifications que:

  • c’est le château où résidait Marie Antoinette
  • il y a dans sa généalogie une servante de Varennes (lieu où Louis XVI et Marie Antoinette se sont fait arrêter lors de leur fuite) qui aurait pu être au contact des futurs décapités, ne serait-ce que d’un regard ou de quelques mots. 

Le fait d’avoir conscientisé ce fait qui est, comme dit dans le livre, absolument improuvable, mais possible, a quoiqu’il en soit fait disparaître les migraines.

La richesse de chaque histoire familiale fait qu’il est difficile d’avoir des volumes statistiques et scientifiques sur ces faits,  mais c’est tout de même impressionnant de savoir qu’il existe des effets de transmissions dans ce sens. J’ai fait quelques recherches en dehors de cet ouvrage sur la mémoire du corps et j’ai pu trouver d’autres exemples cliniques parlants.

Par exemple, une patiente qui souffrait d’emphysème au point que les médecins ne voyaient plus d’autre solution qu’une opération des poumons, a découvert, en travaillant avec sa thérapeute, que ses crises d’étouffement étaient dues au corset que sa mère portait au cinquième mois de grossesse pour la dissimuler.

Ou encore, cette petite fille souffrant d’angoisses d’étouffement tous les soirs dans son lit au moment de s’endormir. Son père était mort noyé, et personne ne lui avait dit la vérité. Lorsque cela lui fut révélé, ses symptômes cessèrent.

Le syndrome d’anniversaire

Ces événements, heureux ou non, ont tendance à se répéter à des dates ou périodes significatives. Ça peut être la répétition de mariages ou de naissances les mêmes jours. Mais les malheurs, traumas, maladies, décès, eux aussi se répètent à des dates anniversaires.

Anne Ancelin a étudié des familles où les accidents de la route se répétaient de génération en génération, aux mêmes âges ou aux mêmes périodes significatives.

Il y a également tout un passage du livre, basé sur le travail de Joséphine Hilgard, qui a effectué un travail statistique sur plusieurs années et sur un volume significatif de patients en Californie. Elle a démontré que dans le cas de psychoses adultes, il y a fréquemment répétition des mêmes symptômes sur 3 générations.
Les résultats sont statistiquement significatifs entre la mère et sa fille.
Et fréquents, mais non statistiquement significatifs entre la mère et son fils ou entre le père et son fils. L’hypothèse de Joséphine étant que les hommes « préfèrent » l’alcoolisme à la psychose.

Plus étonnant encore, il y a coïncidence entre l’âge au moment où le patient a vécu la perte / l’admission de son parent en institution psychiatrique et l’âge de ses propres enfants au moment de son propre internement.

L’exemple cité dans le livre est celui de Lucie. Elle a 5 ans lorsque sa mère est internée à 28 ans. Par répétition, Lucie est devenue mère à 23 ans comme sa propre mère et va, par double authentification, connaitre un épisode psychotique et se faire interner à 28 ans dans le même hôpital que sa mère lorsque sa fille atteint l’âge de 5 ans.

C’est donc le syndrome d’anniversaire. Les événements se répètent à des dates précises ou à des moments de la vie en écho avec l’événement initial. Ce dernier peut délivrer des symptômes analogues à ceux d’un ancêtre (maux de tête, douleurs dorsales…) jusqu’à déclencher une même maladie (diabète, cancer), souvent à des moments spécifiques de la vie. 

Effet Zeigarnik

C’est un effet qui est bien connu dans le développement personnel axé sur la productivité.

C’est la tendance à mieux se rappeler d’une tâche qu’on a ou qu’on avait à faire et qui n’est pas terminée / achevée. Le fait de s’engager dans la réalisation d’une tâche crée une motivation d’achèvement qui resterait insatisfaite si la tâche est interrompue.

Quand tu as une case non cochée dans ta todo, et que toute la soirée, à l’apéro avec tes potes, tu ne peux pas t’empêcher de penser à ce truc que tu n’as pas fini, c’est ça l’effet Zeigarnik. Tant que la tâche n’est pas finie et rangée dans un coin de notre cerveau , celui-ci la rumine.

Et bien c’est la même chose au niveau des histoires familiales et des transmissions inconscientes. Et cette « tâche », ce drame non résolu se transmet de génération en génération jusqu’à ce qu’il y en ait un qui se charge du doss!!! 

Le plus souvent, ça peut être un deuil non résolu nous explique l’autrice. Mais ça peut aussi être des « tâches inachevées »  héritées de générations antérieures telles que des secrets de famille (inceste, deuil, assassinat, viol), des morts tragiques ou traumatismes de guerres.

La résistance au changement

Il y a un passage sur la résistance au changement. Tout changement remet en question les habitudes, bonnes ou mauvaises.

Par contrecoup, ça remet en question l’ordre établi pour les autres. Le système familial et social s’en retrouve quelques fois déstabilisé et peut freiner ce changement ou cette remise en question.

- Je préférais avant!
- Qu'est-ce qu'il t'arrive?
- On ne te reconnaît plus.

Toute velléité de changement se retrouve anéantie. Les gens préfèrent et ont plus de facilité à se plaindre plutôt que de changer réellement. On peut donc se garder des schémas de type « mieux vaut faire pitié qu’envie » ou « pour vivre heureux, cachons ce qui va et plaignons-nous » (ce qui peut être est très français… mais je passerais ce débat).

On change plus facilement à plusieurs

À l’opposé d’un cercle vicieux avec des personnes négatives et résistantes au changement, tu peux former un cercle vertueux et t’entourer de personnes ayant les mêmes intentions positives que toi. Dans le cadre de la psychogénéalogie, l’autrice déconseille cependant, pour toutes les raisons que j’évoquais avant, de choisir un membre de sa propre famille.

De mon côté, ça me fait penser au partenaire de responsabilisation qu’on peut trouver par exemple dans le livre de Hal Elrod Miracle Morning.

Kurt Lewin (à qui on doit le concept de dynamique de groupe) a aussi démontré, au travers d’une expérience menée aux États-Unis dont le but était de faire changer le comportement alimentaire des ménagères et leurs choix d’achats, qu’il est plus facile de changer de comportement avec la validation et le soutient de pairs au même niveau que nous plutôt que sous le conseil d’un expert faisant autorité.

Les conseilleurs ne sont pas les payeurs

C’est dans le dialogue et l’échange « libre » entre pairs que la décision se prend. Libre entre guillemets puisque dans cette expérience, le but était quand même de trouver un moyen d’orienter le choix des ménagères à la manière d’une graine plantée dans l’esprit, une Inception !!!

Hiérarchie de dominance (sociale), ordre de becquetage et pédagogie noire

On retrouve dans l’évolution ce concept de droit à la nourriture et à la punition suivant sa place dans la hiérarchie. Dans le cadre de la psychogénéalogie ça pourrait s’appeler « si moi je morfle, les autres aussi parce qu’on a toujours fait comme ça et que je ne vois pas pourquoi ça changerait »

c’est le travail de recherche du zoologiste Thorleif Schjelderup-Ebbe qui nous expose ce principe:

En observant les basses-cours, il a découvert que la hiérarchie impose que toutes les poules ne se précipitent pas toutes en même temps lorsqu’on distribue les grains. Celle qui mange la première, la plus haute dans la hiérarchie, a le droit de donner un coup de bec à toutes les autres. La seconde reçoit des coups de la première et en donne à celles qui lui sont inférieures. Et ainsi de suite jusqu’à la dernière de la chaine, qui elle, aura le choix entre s’automutiler ou s’en prendre au poussin.

Cette hiérarchie de dominance se retrouve chez les poules, mais bien évidement chez les autres espèces, dont l’homme. Et aussi bien dans les rapports sociaux dans le cadre professionnel tout comme familial. 

Une fois cette hiérarchie intégrée, il est ensuite facile de la reproduire (ou difficile de s’en détacher), de la transmettre et de la répéter et bien plus difficile de briser les règles établies, les traditions inconscientes.

C’est par exemple par ce principe que se perpétue la pédagogie noire. L’éducation par la punition alors même qu’on sait aujourd’hui que ce n’est pas du tout la plus efficace.

Dans le monde du travail

D’après l’autrice, on ne rentre pas par hasard dans certains types d’entreprises. Ou du moins on n’y reste pas par hasard.

C’est en partie parce qu’on y retrouve, inconsciemment, des figures familiales et des modes de fonctionnement connus. Ça peut être un père ou une mère autoritaire en guise de patron auprès duquel on se soumettra ou se rebellera. Une jalousie envers un collègue qui a les gratifications du management tel le grand/petit frère ou grande/petite sœur qui avait toutes les attentions. 

Et tout comme la famille, il y a dans le milieu professionnel des non-dits, des règles visibles et invisibles, des paradoxes, des communications officielles et des officieuses.

Le triangle dramatique ou triangle de Karpman

Un passage du livre reprend le concept du triangle de Karpman et l’explique au travers d’exemples courants de personnes malades (victimes et persécuteurs) et de la famille (sauveur, victime et persécuteur). Chacun a un rôle, pouvant glisser et s’échanger en fonction de la situation.

Pour reprendre le cas normal, il peut arriver que des situations malsaines se mettent en place entre plusieurs personnes. Chacun ayant un rôle et se satisfaisant en partie de ce rôle:

  • Le sauveur
  • Le persécuteur
  • La victime
Triangle de Karpman
Triangle de Karpman

Chacun ayant besoin de l’autre.

  • Le persécuteur a besoin d’une victime à maltraiter, sur qui se défouler
  • La victime a besoin du persécuteur, sans quoi elle ne pourrait pas endosser son rôle de victime et les bienfaits qu’elle en retire. Sans lui, elle ne pourrait pas se plaindre, on ne pourrait pas s’apitoyer sur son sort et elle ne pourrait pas être le centre de l’attention
  • Le sauveur, lui, dans son besoin de se prouver quelque chose et de prouver aux autres qu’il est capable et nécessaire, fera tout pour aider la victime (tu n’as jamais eu dans ton entourage des personnes qui veulent t’aider à tout pris sans que tu ne leur aies rien demandé et qui sont même un peu gênants et contre-productifs ??)

Ces rôles sont dynamiques et peuvent changer en fonction de la situation.
Par exemple, une conversation (condensée) qui pourrait arriver:

- Je peux t'aider?
- Non. Mais merci, c'est gentil!
- Tu es sûr?
- N'insiste pas si je te dis que tout va bien !!
- Oh... c'était pour aider, pas la peine de t'énerver contre moi. Tu hausses toujours le ton quand je te parle... etc etc

Dans ce cas, la personne « sauveur » souhaitant aider de tout son cœur (même un peu trop) une personne « en besoin », se retrouve victime et sous le feu de la personne qu’elle essayait d’aider et qui devient malgré lui le persécuteur.

C’est aussi par exemple le cas de Tom et Jerry. Quand Tom le Persecuteur attrape Jerry la victime, il se laisse (in)consciemment avoir par Jerry qui devient à son tour le persécuteur en victimisant Tom.

Conclusion

Voilà! C’est ici que je vais finir. J’espère que cet article t’aura passionné autant que j’ai eu de plaisir à l’écrire. Il ne parlera sûrement pas à tout le monde et nécessite une certaine ouverture à la psychologie, mais j’ai trouvé ce livre très intéressant.

Certains diront qu’il manque parfois de volume statistique et de science, mais c’est le problème de travailler avec l’individu et la non-reproductivité des situations .

Comme toute famille j’ai moi aussi dans la mienne mon lot de casseroles et au-delà des principes de bases, ça m’a permis d’entrevoir des problématiques personnelles.

Je t’invite à te méfier au possible des rapprochements hâtifs qui te semblent des « évidences évidentes » et prends garde aux refoulements souvent corrompus par nos souvenirs erronés ou nos biais. Le livre ne remplace pas un accompagnement par un professionnel formé.

Sur ce, je te dis à bientôt pour un prochain article et je te laisse avec une citation du livre:

Ce qui ne s’exprime pas en mots s’imprime et s’exprime en maux.

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